Noël, un peu d’histoire…
Noël est la fête la plus gaie, la plus familiale et la plus chaleureuse de l’année. Réveillon, messe de minuit, chants traditionnels, crèche et bien entendu : cadeaux au pied du sapin !

Symbole de joie, d’espérance et de paix, elle est la fête de tous, croyants bien sûr et aussi non-croyants.
Le mot « noël » vient du latin « dies natalis » (jour de naissance) et s’accorde avec la nouveauté, car autrefois, la nouvelle année commençait au solstice d’hiver.
C’est en 354 que l’Eglise institua la célébration de la naissance du Christ, racontée dans les Evangiles. Elle choisit la date du 25 décembre afin de rivaliser avec une fête païenne qui célébrait ce jour là « Sol Invictus », le Soleil invaincu de Mithra, Dieu de la lumière, très ancien culte au dieu solaire de la Perse antique. On sacrifiait alors des taureaux dont on répandait le sang dans les champs, rendant ainsi la terre plus fertile et les récoltes meilleures.

Dans un souci de christianiser ces anciennes fêtes païennes, la date du 25 décembre fut progressivement étendue à tout l’Occident latin.
Noël est ainsi devenu la fête solennelle de la naissance de Jésus-Christ (et non l’anniversaire de la naissance de Jésus dont on ignore la date exacte), la fête de la venue du Fils de Dieu.
Les quatre semaines qui précèdent la fête de Noël sont appelées « Avent » (adventus = arrivée, avènement). Ce terme désigne la période pendant laquelle les Chrétiens attendent la venue du Christ parmi les hommes. La lumière en est le principal symbole. Elle représente l’espoir et chasse l’obscurité.
Les traditions de Noël
Autrefois, toute la famille se réunissait devant la cheminée dans laquelle on faisait brûler une bûche. Les grands-parents racontaient des histoires, les enfants chantaient des refrains de Noël. C’était la « veillée de Noël ».
La bûche, aujourd’hui symbolisée par un gâteau, était un gros tronc d’arbre choisit pour sa taille et sa qualité que l’on décorait de feuillages et de rubans. On la bénissait puis on la faisait brûler pendant toute la veillée.
Le premier dimanche de l’Avent, on installe la crèche. C’est une coutume très ancienne. La crèche, autrefois mise en scène par des personnages vivants, représente Marie, Joseph, les bergers et l’enfant Jésus couché dans une mangeoire remplie de foin, entre un âne et un bœuf . Elle doit rester dans la maison jusqu’au 2 février, date de la représentation de Jésus au Temple.

La coutume de décorer la maison en décembre est très ancienne et symbolisa pendant longtemps la fin des longues nuits d’hiver. Traditionnellement, les éléments de décors sont le houx (la couronne du Christ), des boules rouges (les gouttes de sang), le gui (porte bonheur), le romarin (symbole de l’amitié) et le lierre (symbole de l’affection).
La couronne de l’Avent prend place sur la table ou sur la porte d’entrée. Elle est fabriquée avec des branches de sapin, de pin, de houx ou de gui. On peut la nouer de rubans rouges ou l’orner de quatre bougies et de pommes de pin. Elle symbolise le soleil et annonce son retour. Pour les chrétiens elle est aussi le symbole du Christ, le houx évoquant la couronne d’épines posée sur sa tête avant la mise en croix. Les bougies, quant à elles au nombre de quatre, évoquent les quatre dimanches ou encore les quatre saisons de l’année.
Les premiers « arbres de Noël » sont apparus en Alsace. On plaçait un sapin que l’on décorait de pommes rouges, de roses, de petits gâteaux, de sucreries et de fils d’or sur la place de l’hôtel de ville puis, la veille de Noël, on dansait autour. A partir de 1785, les bougies commencèrent à faire aussi partie du décor, puis en 1850 apparurent les premières boules de verre qui remplacèrent les pommes.

La période de Noël est très cérémoniale et est chargée de rites dont le don fait partie. Et bien qu’aujourd’hui nous soyons dans une société de consommation, l’échange de cadeaux reste à l’image du don et de ses bien faits : ils tissent, maintiennent et consolident les liens qui unissent familles, amis. Les jolis paquets confectionnés avec amour et soin sont offerts lors de la veillée de Noël ou le jour de Noël au petit matin. Et s’ils font bien sûr, dans le cœur des chrétiens, référence à ceux offerts à l’enfant Jésus par les rois mages, ils font avant tout briller les yeux de tous les enfants pour le plus grand bonheur des parents !
Et le Père-Noël alors ?
Ce vieux bonhomme barbu, dirigeant de main de maître son traîneau tiré par des rennes et missionné pour se glisser dans les cheminées afin de déposer des présents dans les souliers des enfants au pied du sapin… d’où vient-il ?
Cet illustre personnage serait d’invention anglo-saxonne et daterait du XIXe siècle. En France, on trace son apparition vers 1855.
Le Père-Noël est inspiré du Saint Nicolas chrétien (« Santa Claus » en anglais) qui était un évêque très généreux, célèbre pour les miracles faits en faveur des enfants et célébré le 6 décembre en Belgique et dans certaines régions de France, d’Allemagne, de Suisse, d’Autriche et des Pays Bas.

Le caricaturiste germano-américain Thomas Nast illustra dans le journal New-yorkais « Harper’s Wekkly » en 1863, Santa Claus ventru et jovial, revêtu d’un costume garni de fourrure blanche, portant un large ceinturon de cuir et une barbe blanche, en compagnie de rennes.

Puis, en 1885, il le représenta allant du Pôle Nord jusqu’aux Etats-Unis…
Mais la consécration du Père-Noël, sous sa forme actuelle, arrivera en 1931 grâce à …. Coca Cola !

En effet, afin de renforcer les ventes du fameux breuvage pendant la période hivernale, Haddon Sundblom représenta le vieux bonhomme ventru entrain de reprendre des forces pour sa distribution de jouets de noël en buvant du Coca ! Il est alors colorisé à l’image de la marque : en rouge et blanc. Et c’est ainsi que relooké et bien sûr propulsé par la publicité, le Père Noël devint pour le coup le maître incontesté du 25 décembre !
Nadège




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